Rêve Armoricain :Le Poème - Le miséreuxLe miséreux
Sept années de sa vie Viennent de s'envoler Sans toit et sans abri Ne sait où se loger Pour vaincre sa survie Il avait peu à peu Fabriqué son logis Son eden chaleureux Sa pauvre maisonnette Nichée au coeur d'un bois S'en vient de disparaitre Comme prétend la loi Vole en mille éclats Le coeur du malheureux D'en voir les gravats Juste de sous ses yeux Il ne demandait rien Pour vivre sa misère Quelques planches pour bien Lui servant de litière On lui a tout volé Au pauvre vagabond Son reste de fierté En rasant sa maison Il dormira au chaud Juste quelques nuitées Le pauvre mendigot Plus que désorienté Il avait demandé Un endroit plus décent Son dossier rejeté Trop inintéressant Il ne possédait rien Pas la moindre richesse Juste ce petit bien Reflet de sa détresse Il existe pourtant Des lieux inhabités Pour que de pauvres gens Ne meurent pas gelés Tant d'argent gaspillé Bien inutilement Engendre précarité Sous vos yeux Président Prêtez vous attention En êtes vous conscient De ces informations De ces outragements Vous qui dormez au chaud Sous couverture d'argent Des frissons dans le dos J'éprouve d'écoeurement Si vous nous annoncer Ne prendre que deux mandats Pour de pauvres Français Ce n'est pas la dolce vita