Vous qui portez les coups Et le poids des injures Qui tombez à genoux Sous d'ignobles tortures Vous qui courbez la tête Subissant la sentence D'un homme trop abjecte Ivre de sa puissance Vous qui de la faiblesse Supportez dans ce monde La folie de l'ivresse D'odeur nauséabonde Vous qui baissez les armes Le corps torturé Je vois couler les larmes Dans vos yeux délavés Vous qui souffrez sans bruit Quand se profile un crime J'entends toujours les cris Dont vous êtes victimes Ô femmes de rouages Ô femmes violentées Quand cessera cet outrage A la féminité Écoutez mes propos Hommes d'aberration Des femmes meurent trop De votre aliénation Quelle haine vous anime Êtes vous satisfait De faire une victime De votre femme objet Ô femmes de rouages Ô femmes violentées C'est par votre courage Que ce poème est né Pour vous rendre un hommage Aux yeux de meurtriers
Une femme décède tous les trois jours sous les coups de son conjoint, un chiffre alarmant !