Rêve Armoricain :Le Poème - Pierrot et ColombinePierrot et Colombine
J'entends le carillon qui berçait mon enfance A l'heure nonchalante du soleil descendant Dans le calme du soir d'un suprême silence De cette résonance comme un doux tintement
J'aime à me souvenir d'une lointaine insouciance Lorsqu'en ce temps jadis nous parcourions gaiement Les sentiers embaumés de toutes leurs essences A l'heureuse saison du soleil flamboyant
Tu étais mon Pierrot j'étais ta Colombine Et souvent pour me plaire tu te faisais poète J'ignorais ton amour et tes proses divines Cette brûlante flamme en ton âme secrète
Dans mon doux souvenir des beaux jours d'autrefois Je sens parfois le soir comme un souffle léger Une douce caresse m'effleurer de tes doigts Je n'en suis pas certaine mais j'aime à le penser
J'entends encore au loin ces notes cristallines Qui transpercent mon âme de ces jeunes années Tu étais mon Pierrot j'étais ta Colombine Et je t'aimais vois tu sans vouloir l'avouer