Rêve Armoricain :Le Poème - Déclin du mondeDéclin du monde
Mon regard se pose au bout de l'horizon Voilé d'une sombre brume d'une terre en souffrance Où s'éteint le soleil privé de ses rayons Ou l'humaine bassesse frise la décadence
Balayés par le vent sur les hautes collines Agonisent les arbres aux spectres menaçants Dans l'air impur volent des feuilles chagrines Avant de se poser sur un sol affligeant
Assoiffés de pouvoir ainsi que d'abondance Les hommes sans pitié sans remord ni sanglot Dans le coeur de leur mère comme un pénitence De la terre nourricière ont planté leur couteau
Mes yeux ne perçoivent plus qu'un triste paysage D'odeurs nauséabondes et d'épaisses fumées Dans un coin de ciel gris les oiseaux de passage Ignorent les saisons aux attraits dévastés
Mon regard se pose vers une destruction D'une terre infestée autrefois bien féconde Pour ne voir désormais qu'une funeste vision La naissance des hommes pour détruire le monde