Rêve Armoricain :Le Poème - Le vieil hommeLe vieil homme
Un vieil s'épanche à l'ombre d'un grand chêne Bourrant sa vieille pipe au tabac asséché Dans l'obscur du soir sa mémoire s'égrène Dans le souffle discret du vent dans la feuillée
Dessinant le contour de ses plus beaux instants Des souvenirs d'antan qu'il n'ose dévoiler D'un revers de manche pareil à l'enfant Il essuie une larme au bord de ses pensées
Dans le gris des cheveux de sous son vieux béret D'une main malhabile il glisse ses longs doigts En scrutant l'horizon le visage plissé Comme pour voir apparaître sa muse d'autrefois
Les saisons de sa vie s'ancrent sur son visage Par des rides profondes décrivent son histoire Sur lesquelles se lisent ses liens du mariage Gardés secrètement comme dans un grimoire
Il compte ainsi ses jours au rythme de son coeur En traînant le pas lourd des ses sabots de bois Puis tire sur sa pie des bouffées de chaleur Un flot de solitude le regagne parfois
Il s'en va dans le sombre de toutes ses errances De printemps sans couleurs habillés de chagrin Enfouir les lambeaux d'un semblant d'existence En ce jour qui s'endort pour un autre demain