Il déambule dans les rues En faisant tourner son chapeau Certains le pensent incongru De son allure de nigaud
Il se moque de vos pensées En comptant les nuages blancs Fredonnant une mélopée Sous l'oeil médusé des passants Le regard toujours enfantin Sans chaussette dans ses godasses Il suit son bonhomme de chemin Souriant aux oiseaux qui passent
Dans le petit bistrot du coin En proie à de l'impertinence Quelques bêtifiés de leur vin Se jouent bien de son ignorance
Il ne sait lire l'arrogance L'amour habite son esprit L'idiot n'est pas celui qu'on pense Mais celui qui se rit de lui