Rêve Armoricain :Le Poème - Le trois mâtsLe trois mâts
Ses voiles se dessinent entre ciel et la mer Brandissant dans le vent tel un fier étendard Plus libre que la mouette s'élevant dans les airs Sa toile frémissante dans la chaleur du soir
Tel un berceau bleuté agité par la brise Sur les flots le trois mâts danse dans la clarté Au rouge du couchant de sa plus belle mise Estompe le ressac aux frappes des rochers
La mer sa promise aux vagues carressantes S'embrase de douceur le regard azuré Dans de petites criques à la marée montante S' abritent leurs ébats sur un lit de galets
Quelques vieux loups marins à bords de chalutiers Content bien des voyages dans les cafés du port Ce bon temps des copains et de ces baleiniers Hisser la grande voile ils en rêvent encore