Monsieur le président Je vous fait cette lettre Sous forme de poème Au nom de nos enfants Est -il nécessaire Que certains écoliers Des camps de la misère Soient ainsi exposés Si rien n'est plus intime Que le nom d'une personne Faut-il que des cris de victimes Dans leur tête résonnent Dans les camps de la mort Ont péri des enfants Laissez donc leur mémoire Reposer dignement Pourquoi faire ressasser Toutes ces années folles Dans des camps concentrés Sur les bancs de l'école Ils n'ont rien demandé Du haut de leur jeune âge Laissez les donc rêver A un autre voyage Ils comprendront eux même Au fil des années Que les camps de la haine Ne peuvent être enterrés Il existera toujours Des adultes pervers Qui ne donneront cours En école primaire Je préfère devoir Au lieu de la Shoah Raconter les histoires Du petit Nicolas