Sous ma fenêtre ce matin Un oiseau a chanté sans fin Sous ma fenêtre ce matin L'oiseau transi ainsi s'est plaint.
 De mon sommeil de douceur Je n'a pas su compter les heures De toute ma vie sans lueur Chasse la nuit, chasse la peur
Ouvrant les yeux vers la lumière Le jour éclaire ma chaumière Mon corps glacé presque de pierre Avance plus près de l'hiver
Des rires d'enfants en émoi Par la blancheur que voilà De mille feux, de mille éclats La neige tombe de ci, delà
Soleil et pluie entre croisés Viennent soudain tout effacer Ce blanc manteau immaculé Aurai je donc un peu rêvé...

Publié dans Poémes Mélancoliques
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