Dans une sombre ruelle D'une ville endormie Affublée de dentelles Elle travaille la nuit Légèrement vêtue De bas noirs résille Elle marche dans la rue De ses talons aiguille On la nomme putain De faire le trottoir Pour quelques libertins Accostés dans le noir Elle baisse un peu la tête Pour ôter de son sac Les quelques cigarettes Que lui donne son " mac" Dans une chambre sordide Pour y vendre son corps Toutes ses nuits morbides Ressemblent à la mort D'une belle romance Rencontrée dans sa vie Sa pauvre déchéance La mènera ainsi De cette belle histoire De ce triste roman Elle vend chaque soir Son corps pour de l'argent Maquillage à outrance Dissimulent les bleus D'un visage en souffrance Des cernes sous les yeux Pour vaincre son dégoût De la prostitution Souvent rouée de coups S'injecte du poison On le nomme toujours La plus vieux des métiers Des actes sans amour Par des prostituées
Ce poème est dédié à toutes les femmes sous emprise