La grande voile se hisse sous la force du vent Bercée de par la houle et les vagues d'argent Les courbes se dessinent du trois mâts flamboyant Ramenant les pêcheurs aux Iles Des Glénan
 Chaque femme se signe dans la brume naissante Aux abords du quai d'une main de croyante Lentement du navire à l'encre amarante De gros bras épuisés entourent leur amante
Ils rentrent au pays les braves matelots Vendre toute leur pêche dans la cale du bateau Puis repartir encore de Brest ou Concarneau Le sac sur l'épaule dans la poche un couteau Et quittant La Cornouaille, la baie de Douarnenez De la côte Bretonne croisant des chalutiers Par le temps hivernal, le brûlant de l'été Ayant pour ciel de lit, l'univers étoilé
Ils vogueront toujours vers de nouveaux rivages Bravant la mer hostile au bord du naufrage Des compagnons des frères, disparus par l'orage Bénit du Capitaine, pleuré de l'équipage
Publié dans Poèmes Sur La Mer
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