Cette nuit me semblait si douce Peut être presque irréelle Assise sur un tapis de mousse Je pouvais carresser son aile
Mille senteurs de ce printemps Se mélangeaient curieusement Je m'enivrais en un instant  De ce parfum si apaisant
Et doucement, fermant les yeux, Je m'inventais de longs cheveux D'or, d'argent ou de feu La couleur m'importait si peu
Et poussée par un vent léger Je m'avançais le coeur serré Je ne pouvais imaginer Qu'elle en serait ma destinée
Dans un jardin ensorcelé Je me noyais dans la rosée D'un beau matin ensoleillé Qui se levait pour me sauver...

Publié dans Poèmes Féeriques
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