Il regarde le mur De sa triste prison Les fenêtres obscures Et les couloirs trop longs Le regard enfantin Malgré le temps passé Jouant avec ses mains En les faisant tourner Sans jamais s'épuiser En gestes cadencés Balance de ses pieds Son corps de bébé Sur le banc du couloir Après chaque visite Joue de ses lacets noirs Le regard bien triste Au fond de sa détresse Un filet de sa voix De toute sa finesse Fredonne quelquefois De pauvres égarés Toujours en pyjama Par agressivité Le bouscule parfois Et partent en Belgique Ses compagnons de vie D'hôpital psychiatrique Échappent à la folie. Dans un autre univers Sans communication Des parents désespèrent Allant à l'abandon Mais ne les jugez pas De leur résignation Cette maladie là Dépasse toute imagination Il regarde le mur De sa triste prison Son nom que l'on murmure "Autiste très profond
Dédié à tous les Autistes Ainsi qu'à la souffrance de leurs Parents