Une gitane dans les rues
Ensorceleuse, les pieds nus
Marche toujours si menue
D'une jupe longue revêtue
La chevelure flamboyante
Sur ses épaules, ondulante
De son visage rayonnante
Sombre regard, envoûtante
Derrière chaque fenêtre
Quelques regards guettent
Un pauvre gueux, un pauvre prêtre
Devenus fous de son paraître
Tantôt tzigane ou bohémienne
Mystérieuse magicienne
Délicieuse vénitienne
Aucune attache ne l'enchaîne
Lorsque son corps se réveille
Toujours farouche et rebelle
Dans la nuit danse, irréelle
Une gitane appelée " Belle"

Publié dans Autres Poèmes