Une porte vient de se fermer Il part sans se retourner Un dernier geste pour un baiser Que je lui souffle à la volée
Le coeur serré ensanglanté Le retenir, l'emprisonner Que dire, que faire, que penser Lorsque je le vois s'éloigner
Le froid, la peur et son absence Écrire sur des pages blanches L'amour, la mort, la délivrance Dans un accord se balancent
La nuit achève mes pensées Les volets clos, portes fermées Je glisse dans mes draps satinés Fermant les yeux sans respirer
Libérée de rêves brisés Le souffle court, épuisée De par la porte verrouillée Personne ne pourra plus entrer
Publié dans Poémes Mélancoliques
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