Dis papa, dis écoute moi Te rappelles tu encore d'autrefois Lorsque nous vivions toujours à l'étroit Dans cette maison à l'orée d'un bois
Nous étions très pauvres mais riches à la fois Et la nourriture ne la jetions pas Le bon pain pétri de ton tour de bras Se mangeait comme une galette de roi
Au petit matin, lorsqu'il faisait froid Pour nous réchauffer un bon chocolat Son bon goût de lait que je n'oublie pas Tu nous l'apportais cher petit papa
Nous vivions heureux, sans argent parfois D'aucune richesse et foulard de soie Chaussés de sabots et de nos gros bas Relevant la tête et marchant tout droit
Les ans ont passés depuis ce temps là De progrès présent nous ne manquons pas Les bougies ne sortent que très peu de fois Et les grandes routes n'en finissent pas
Dans toutes les villes, les gens se côtoient De sur leur visage, jamais un éclat De ce nouveau monde où chacun pour soi Ainsi va la vie que je n'aime pas
Je repense encore presque malgré moi A tous ces bonheurs, ces moments de joie Nous vivions heureux à l'orée du bois Comme au paradis où tu vis Papa
Publié dans Poémes Mélancoliques
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