Depuis quelques instants Ma plume se meure lentement Parler de moi, elle s'en ressent Se tait et pleure, silencieusement
Je peux sans doute la comprendre Lassée de porter mes méandres Les jours où je pensais me rendre La tristesse coulait de son encre
Comment lui dire en ce moment Tous mes regrets, sincèrement Ma compagne de chaque instant Aurai-je abusé de ton temps?
Fidèle pourtant tant de fois Blessée devant mon désarroi Murmurant sa petite voix Tu peux toujours compter sur moi
Ma douce plume que voilà Vois comme je besoin de toi Si tu meures, je suivrais ton pas Mes peines resteront ici bas
Et si je pouvais adoucir Tous mes tourments pour mieux t'écrire Qu'un jour peut être fuyant le pire La première tu m'entendras rire
Publié dans Poémes Mélancoliques
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