Elle passe tristement Tête baissée,cheveux au vent Toute seule maintenant Élève son dernier enfant
Combien de jours et de nuits Sans sommeil, anéantie Sans un mot,sans un cri Supporte encore cette vie
Tant de regards posés sur elle Chaque geste que l'on surveille Souvent plongée dans le sommeil Pleure sans voir le soleil
Puis se lever chaque matin Faire face encore aux lendemains Cache son immense chagrin Refait des gestes quotidiens
Un horizon de solitude De jours blafards, d'incertitude Dans cette vie par habitude Pose parfois sa lassitude
Ne jugez pas sans la connaître Cette maman que rien n'arrête Tomber encore et puis renaître Pour ses enfants réapparaître
Sur son chemin porte sa croix Sourire forcé, presque de joie Marche toujours à petits pas Sa vie brisée, regardez là
Vous qui de vos prières Chaque dimanche, êtes vous fiers Qui sans connaître son calvaire Avez jeté la première pierre...

Publié dans Poémes Mélancoliques
|