Sur les tumulus de la lutte de Caron à Guipry, des dames blanches menaient au clair de lune, des sarabandes effrénées Au Guildo, elles recréaient le Cercle magique avant de frapper sur des pierre sonnantes dont elles tiraient par enchantement les mille mets. Et saura-t-on quel ménétrier a mené la ronde des Danseuses, jeunes filles pétrifiées pour avoir continuer à cajoler à Pontusval au moment o ù passait le Saint Sacrement? le souvenir des fées reste attaché aux dolmens, menhirs, allées couvertes devenues depuis longtemps des" pierres folles" Saint Samson d'ailleurs lui-même rencontra des païens qui dansaient autour des pierres levées. Pourtant, au Moyen âge, les seigneurs n'avaient pas encore renié la parenté de leurs aïeux avec les fées. Un Plantagenêt- ancêtre de notre duc Geoffroy de Bretagne- prétendait descendre de la belle mélusine, et de la famille Serée,de Saint-Malo portait dans ses armes "De gueule à la sirène d'argent" En Bretagne et dans les pays celtiques, la déesse des mers à survécu sous forme de sirènes, fées des houles, Morganed, Mary-Morganed et Mermaids-vierges marines-qui séduisent et attirent les hommes dans leur palais de corail. Les sirènes symbolisent la fascination exercée par la beauté et la musique. Le duc Pierre 1erde dreux-protecteur des trouvères et poète lui même-se comparait volontiers à la sirène qui va harpant et s'endort de son chant de nautonnier". Aux dires des pêcheurs de Port -Blanc, les Morganed des Sept-Iles chantaient par beau temps et faisaient entendre des plaintes sous la tempête. Elles connaissaient les changements du climat et réagissaient aux variations de l'atmosphère comme des présages de météorologie populaire. La même croyance existait pour l'Homme de Mer. Cette figure d'un sauvage à la recherche de varech et au corps enduit de limon verdâtre, aurait été une sorte de barde de la nature, empruntant les rythmes d'une musique qui faisait résonner les falaises du cap Fréhel.
( tiré de Tompettes Des fées)
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